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Partie à la Convention de La Haye

Apostille et légalisation pour Brésil

Apostille requise

Pays partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, sans convention bilatérale de dispense avec la France. L’apostille est la seule formalité requise.

Quelle formalité pour quel document ?

Aucune convention bilatérale de dispense ne lie la France à Brésil : chaque document doit être traité.

Document Catégorie Formalité Tarif
Acte de naissance État civil Apostille 89,90 €
Acte de mariage État civil Apostille 89,90 €
Acte de décès État civil Apostille 89,90 €
Livret de famille État civil Apostille 89,90 €
Certificat de célibat État civil Apostille 89,90 €
Extrait Kbis Judiciaire Apostille 89,90 €
Statuts de société Judiciaire Apostille 89,90 €
Jugement ou décision judiciaire Judiciaire Apostille 89,90 €
Acte notarié Notarié Apostille 89,90 €
Procuration Certification de signature Apostille 89,90 €
Diplôme Administratif Apostille 89,90 €
Casier judiciaire (bulletin n° 3) Administratif Apostille 89,90 €

Faut-il traduire vos documents ?

Dans la quasi-totalité des cas, oui. La formalité d’authentification et la traduction sont deux choses distinctes : l’apostille authentifie la signature, elle ne rend pas le document lisible. Comptez une traduction assermentée en portugais.

Nos traductions sont réalisées par des experts inscrits près une cour d’appel, avec cachet et signature, au tarif de 35,00 € par page.

La procédure, étape par étape

  1. Vous obtenez l’acte auprès de l’autorité émettrice française, en respectant les prérequis de recevabilité.
  2. Nous contrôlons la conformité du document avant tout dépôt et tout prélèvement.
  3. Dépôt auprès du conseil régional ou de la chambre interdépartementale de notaires compétent.
  4. Délivrance de l’apostille sous 3 jours ouvrés.
  5. Traduction assermentée si nécessaire, puis livraison électronique ou postale.

Apostille depuis 2016, plus de légalisation consulaire

Le Brésil applique la Convention de La Haye depuis le 14 août 2016. Vos documents français relèvent donc de l’apostille : une formalité unique, apposée en France, reconnue directement dans ce pays. La légalisation consulaire, obligatoire avant cette date, ne s’applique plus.

Le basculement est ancien, mais une partie des contenus en ligne décrit encore l’ancienne procédure : passage au ministère des Affaires étrangères, puis dépôt au consulat à Paris, avenue Franklin Delano Roosevelt. Ces guides envoient les demandeurs vers un service qui ne traite plus ces documents.

La différence se mesure en semaines. Là où la légalisation mobilisait deux autorités et supposait des créneaux consulaires, le cachet est délivré en quelques jours ouvrés par le centre notarial compétent, sans déplacement ni frais de consulat.

Le consulat du Brésil n’appose pas d’apostille

C’est l’erreur qui suit logiquement la précédente, et elle reste très fréquente. Ni le consulat général à Paris, ni les autres représentations en France ne délivrent ce cachet sur un acte français. Leur service de légalisation pour ces documents a cessé avec l’entrée en vigueur de la Convention.

Un acte public français est authentifié par l’autorité française, c’est-à-dire par les notaires compétents depuis mai 2025. La représentation de ce pays intervient dans un autre cadre : la délivrance des visas et les services à ses ressortissants.

Pour un dossier de visa, de résidence ou d’implantation, la logique est donc : la formalité se fait en France, puis vous transmettez le dossier directement à l’organisme brésilien destinataire. Le consulat n’est plus une étape intermédiaire.

Quels documents sont concernés

Les dossiers de visa et de résidence arrivent en tête. Une demande de visa de travail ou le renouvellement d’une carte de résident supposent presque toujours un extrait de casier judiciaire et un acte de naissance authentifiés. Les services de l’immigration sont attentifs à la fraîcheur des pièces.

Les actes d’état civil — naissance, mariage, décès — accompagnent les dossiers de mariage sur place, de reconnaissance de filiation, de succession ou de regroupement familial. Les diplômes et relevés de notes sont réclamés pour les admissions universitaires et la revalidation de diplôme, procédure exigeante dans ce pays.

Côté entreprise, l’ouverture d’une structure locale ou l’obtention d’un numéro d’identification fiscale suppose de produire un extrait Kbis, les statuts et parfois une attestation bancaire. Les documents commerciaux — certificats d’origine, factures — passent par une chambre de commerce et d’industrie, la CCI compétente, avant l’étape notariale.

La traduction : le point le plus strict, et le plus mal expliqué

C’est ici que le Brésil se distingue de la plupart des destinations, et l’ignorer coûte cher. Pour produire un effet juridique dans ce pays, un document rédigé en français doit en règle générale être traduit par un tradutor público juramentado — un traducteur public assermenté inscrit auprès de la Junta Comercial d’un État brésilien.

Autrement dit : une traduction assermentée française, pourtant parfaitement valide chez nous et réalisée par un traducteur inscrit près une cour d’appel, est fréquemment refusée par l’administration de ce pays. La traduction doit être faite sur place, après l’arrivée du document authentifié.

Cette règle connaît des exceptions selon l’organisme destinataire et l’État concerné : certaines universités et certains employeurs acceptent une traduction française. Mais la prudence commande de vérifier avant de payer. Si votre correspondant exige un tradutor juramentado, ne commandez pas de traduction chez nous : faites seulement authentifier votre document, et faites-le traduire au Brésil.

Nous préférons vous le dire, quitte à vendre une prestation de moins. Un dossier rejeté pour une traduction non recevable vous fait perdre bien plus que le prix de cette traduction.

Un document brésilien destiné à la France

Le trajet inverse repose sur une organisation originale, très différente du modèle centralisé européen. Le Conseil national de justice a désigné les cartórios — les offices notariaux — comme autorités compétentes pour délivrer la formalité.

Il n’existe donc pas un guichet unique à Brasilia, mais plusieurs milliers de points de délivrance répartis dans tout le pays. N’importe quel cartório habilité peut traiter un document, quel que soit l’État où il a été émis. C’est nettement plus souple que le système fédéral américain, où il faut identifier le bon Secretary of State.

Une fois la formalité obtenue sur place, une traduction en français par un traducteur assermenté inscrit près une cour d’appel française sera exigée par l’administration destinataire. Dans ce sens, c’est bien la traduction française qui s’impose, et non celle réalisée au Brésil.

Notre prise en charge

Nous vérifions d’abord la recevabilité de votre document au regard des prérequis de l’autorité compétente : date de délivrance, sceau, qualité du signataire. Un dossier irrecevable vous est renvoyé avec la marche à suivre, avant tout prélèvement.

Nous déposons ensuite le dossier auprès du conseil régional ou de la chambre interdépartementale de notaires territorialement compétent, et suivons la délivrance. Anticipez votre demande lorsqu’un rendez-vous consulaire ou une échéance de visa approche.

La traduction assermentée n’est proposée que lorsqu’elle sert réellement, c’est-à-dire lorsque votre correspondant accepte une traduction française. Dans le cas contraire, nous vous le disons et nous limitons notre intervention à l’authentification du document.

Délais, coûts et erreurs à éviter

Comptez 89,90 € par document. Le délai officiel est de 3 jours ouvrés une fois le dossier complet, auxquels s’ajoutent notre vérification et l’acheminement. Une semaine à dix jours au total.

Quatre erreurs reviennent constamment. Suivre un guide antérieur à 2016 et engager une procédure de légalisation consulaire qui n’existe plus. Se présenter au consulat, qui ne traite plus ces demandes. Payer une traduction française alors que l’organisme destinataire exige un tradutor juramentado. Et présenter un acte de plus de trois mois, alors que les services de ce pays sont stricts sur ce point.

Dernier conseil : n’anticipez pas de plusieurs mois. Le cachet n’expire pas, mais les administrations réclament souvent des pièces récentes, ce qui rendrait votre dossier caduc au moment de le déposer.

Questions fréquentes

Faut-il une apostille ou une légalisation pour le Brésil ?

Une apostille. Ce pays applique la Convention de La Haye depuis le 14 août 2016, et la légalisation consulaire ne s’applique plus. Les guides qui décrivent encore un passage au consulat sont périmés depuis près de dix ans.

Le consulat du Brésil peut-il légaliser mon document ?

Non. Ni le consulat général à Paris, avenue Franklin Delano Roosevelt, ni les autres représentations ne traitent plus ces demandes. L’authentification relève de l’autorité française, c’est-à-dire des notaires compétents depuis mai 2025.

Ma traduction assermentée française sera-t-elle acceptée ?

Souvent non, et c’est la particularité de ce pays. L’administration brésilienne exige en règle générale un tradutor público juramentado inscrit auprès d’une Junta Comercial, donc une traduction réalisée sur place. Certaines universités et certains employeurs acceptent la traduction française : vérifiez avant de commander, nous ne vous la vendrons pas si elle est inutile.

Quels documents pour un visa ou une carte de résident ?

Un extrait de casier judiciaire et un acte de naissance authentifiés sont demandés dans la quasi-totalité des dossiers, parfois un acte de mariage. Les services de l’immigration sont attentifs à la fraîcheur des pièces : un document de plus de trois mois est généralement écarté.

Comment faire apostiller un document brésilien pour la France ?

Le Conseil national de justice a désigné les cartórios, les offices notariaux, comme autorités compétentes. Plusieurs milliers de points de délivrance existent dans le pays, et n’importe lequel peut traiter votre document. Une traduction assermentée en français sera ensuite exigée par l’administration française.

Quels sont les délais et les coûts ?

89,90 € par document. Comptez 3 jours ouvrés de délai officiel, plus notre vérification et l’acheminement, soit une semaine à dix jours au total. Anticipez lorsqu’une échéance de visa approche.

Autres pays de destination

Le régime applicable change d'un pays à l'autre. Ces pays disposent d'une fiche détaillée ; les 197 destinations référencées figurent sur la page formalités par pays.