Partie à la Convention de La Haye
Apostille et légalisation pour Canada
Pays partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, sans convention bilatérale de dispense avec la France. L’apostille est la seule formalité requise.
Le Canada applique la Convention depuis le 11 janvier 2024. Le Québec accepte les documents français en langue originale ; les autres provinces demandent une traduction en anglais.
Quelle formalité pour quel document ?
Aucune convention bilatérale de dispense ne lie la France à Canada : chaque document doit être traité.
| Document | Catégorie | Formalité | Tarif |
|---|---|---|---|
| Acte de naissance | État civil | Apostille | 89,90 € |
| Acte de mariage | État civil | Apostille | 89,90 € |
| Acte de décès | État civil | Apostille | 89,90 € |
| Livret de famille | État civil | Apostille | 89,90 € |
| Certificat de célibat | État civil | Apostille | 89,90 € |
| Extrait Kbis | Judiciaire | Apostille | 89,90 € |
| Statuts de société | Judiciaire | Apostille | 89,90 € |
| Jugement ou décision judiciaire | Judiciaire | Apostille | 89,90 € |
| Acte notarié | Notarié | Apostille | 89,90 € |
| Procuration | Certification de signature | Apostille | 89,90 € |
| Diplôme | Administratif | Apostille | 89,90 € |
| Casier judiciaire (bulletin n° 3) | Administratif | Apostille | 89,90 € |
Faut-il traduire vos documents ?
Dans la quasi-totalité des cas, oui. La formalité d’authentification et la traduction sont deux choses distinctes : l’apostille authentifie la signature, elle ne rend pas le document lisible. Comptez une traduction assermentée en anglais.
Nos traductions sont réalisées par des experts inscrits près une cour d’appel, avec cachet et signature, au tarif de 35,00 € par page.
La procédure, étape par étape
- Vous obtenez l’acte auprès de l’autorité émettrice française, en respectant les prérequis de recevabilité.
- Nous contrôlons la conformité du document avant tout dépôt et tout prélèvement.
- Dépôt auprès du conseil régional ou de la chambre interdépartementale de notaires compétent.
- Délivrance de l’apostille sous 3 jours ouvrés’option urgente.
- Traduction assermentée si nécessaire, puis livraison électronique ou postale.
Le Canada délivre des apostilles depuis le 11 janvier 2024
C’est le point que la plupart des pages francophones n’ont pas encore corrigé. Jusqu’au 10 janvier 2024, le Canada n’était pas partie à la Convention de La Haye : un document canadien devait passer par une authentification à Ottawa, puis par une légalisation à l’ambassade ou au consulat du pays de destination. Beaucoup de guides décrivent encore ce circuit.
La Convention est entrée en vigueur pour le Canada le 11 janvier 2024. Depuis cette date, une seule apostille remplace les deux étapes, dans les deux sens. Un acte français part au Canada avec une apostille et rien d’autre, et un document canadien arrive en France dans les mêmes conditions.
En pratique, le changement se mesure en semaines et en euros. L’ancienne procédure d’authentification imposait un aller-retour avec Ottawa, puis un passage par la représentation du pays de destination, avec des frais à chaque étape. Le certificat unique supprime cette seconde étape entre les pays signataires, aujourd’hui plus de cent trente. Pour un dossier entre la France et le Canada, cela représente souvent trois à six semaines gagnées.
Si un service vous annonce aujourd’hui une authentification suivie d’une légalisation consulaire pour le Canada, l’information date d’avant 2024. Vérifiez toujours la date de mise à jour de la page que vous consultez : sur ce sujet, deux ans d’écart changent complètement la démarche et le coût.
Vos documents français destinés au Canada
La formalité est unique : l’apostille. Elle est apposée en France par le notariat, compétent depuis le 1ᵉʳ mai 2025, à travers ses quinze conseils régionaux et chambres interdépartementales de notaires. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères n’intervient plus, et vous n’avez aucune démarche à faire auprès de l’ambassade du Canada en France ni auprès d’un consulat.
Tous les actes publics français sont concernés : acte de naissance, acte de mariage, jugement de divorce, diplôme, extrait de casier judiciaire, extrait Kbis, statuts, acte notarié. Pour un document sous seing privé, une procuration par exemple, c’est la certification de signature par une mairie ou un notaire qui reçoit l’apostille.
Un acte destiné à l’étranger suit toujours la règle du pays de destination, jamais celle du pays d’émission. Le délai de traitement annoncé est de trois jours ouvrés une fois le dossier complet déposé, auxquels s’ajoutent notre vérification préalable et l’acheminement. Nous contrôlons la recevabilité de vos documents avant tout paiement : c’est la principale cause de rejet, et elle se détecte en amont.
Traduction : anglais ou français selon la province
Le Canada a deux langues officielles, mais les pratiques diffèrent d’une province à l’autre. Au Québec, les documents rédigés en français sont acceptés tels quels par l’état civil, les universités et la plupart des organismes : aucune traduction n’est nécessaire.
Partout ailleurs, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan ou au Manitoba, une traduction certifiée en anglais est demandée dans la quasi-totalité des cas. Le Nouveau-Brunswick, officiellement bilingue, accepte souvent le français, mais l’organisme destinataire reste seul juge.
Deux précisions pratiques. L’ordre compte : faites apposer l’apostille d’abord, puis traduire l’ensemble, formulaire compris, puisqu’il fait partie du document présenté. Et pour un dossier d’immigration, les services fédéraux appliquent leurs propres règles de traduction : ils exigent un traducteur agréé, ou à défaut un affidavit du traducteur. Demandez la règle applicable à votre correspondant avant d’engager la traduction.
Vos documents canadiens destinés à la France
Le sens inverse est plus complexe, car le Canada n’a pas une mais plusieurs autorités compétentes. Au niveau fédéral, c’est Affaires mondiales Canada, à Ottawa, à travers sa section des services d’authentification. Elle traite les documents fédéraux, un certificat de police de la GRC par exemple, et les demandes des provinces et territoires qui n’ont pas ouvert leur propre service.
Cinq provinces traitent elles-mêmes les demandes portant sur les documents émis sur leur territoire : l’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan. Un acte de naissance délivré à Toronto relève donc de l’Ontario, et non d’Ottawa.
Pour le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon, les demandes sont adressées à Affaires mondiales Canada. Envoyer un document à la mauvaise autorité est la première cause de retard : il vous revient sans traitement, et vous recommencez.
Une fois cette formalité accomplie, le document canadien est directement recevable en France. Aucune légalisation ne s’ajoute, et l’ambassade du Canada en France comme les consulats n’interviennent pas. Une traduction par un traducteur assermenté inscrit près une cour d’appel française reste en revanche exigée par la plupart des administrations françaises.
La section des services d’authentification d’Affaires mondiales Canada demeure par ailleurs compétente pour les pays qui ne sont pas signataires de la Convention : dans ce cas, l’ancienne authentification subsiste, suivie d’une légalisation par l’ambassade ou le consulat du pays de destination. Le régime dépend donc toujours du pays où le document sera présenté, jamais de la nature de ce document.
Quels documents sont concernés, dans les deux sens
Les actes d’état civil arrivent en tête : certificat de naissance, certificat de mariage, certificat de décès. Côté canadien, ils sont délivrés par le registre de l’état civil de la province, jamais par le fédéral, ce qui détermine l’autorité compétente à saisir.
Viennent ensuite les documents d’études, diplômes et relevés de notes, très demandés pour une inscription universitaire ou une reconnaissance de titres. Puis les documents notariés, procurations et déclarations sous serment, les documents d’entreprise, et les certificats de police pour un dossier de résidence permanente.
Un principe vaut dans les deux sens : le certificat authentifie la signature et la qualité de l’autorité qui a délivré le document, jamais son contenu. Une photocopie non certifiée ne peut donc pas le recevoir, quel que soit le pays.
Délais de traitement, coûts et conseils pratiques
Côté français, comptez trois jours ouvrés pour la formalité elle-même, plus l’acheminement. Côté canadien, les délais de traitement varient fortement selon l’autorité : Affaires mondiales Canada et les services provinciaux publient leurs propres estimations, qui s’allongent aux périodes de forte demande. Consultez le délai affiché avant de vous engager sur une date.
Trois conseils qui évitent l’essentiel des incidents. Vérifiez d’abord quelle autorité est compétente, province par province. Envoyez ensuite un document original ou une copie certifiée par l’autorité émettrice, jamais une photocopie. Anticipez enfin la traduction, qui se facture à la page et pèse lourd sur un jugement de plusieurs feuillets.
Un dernier point souvent négligé : le document doit rester lisible et intact. Un acte plastifié, agrafé puis dégrafé, ou annoté à la main est écarté par les autorités des deux pays. Les informations pratiques publiées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et par les services canadiens sont à jour ; ce sont les pages commerciales qui ne le sont pas.
Nous prenons en charge la partie française de bout en bout : contrôle de recevabilité, dépôt auprès de la chambre compétente, suivi et retour du document apostillé. Vous suivez l’avancement par un lien de suivi et vous pouvez nous joindre par courriel à chaque étape.
Questions fréquentes
Le Canada délivre-t-il des apostilles ?
Oui, depuis le 11 janvier 2024, date d’entrée en vigueur de la Convention de La Haye pour le Canada. Les apostilles sont délivrées par Affaires mondiales Canada, à Ottawa, et par cinq provinces qui disposent de leur propre service : Ontario, Québec, Alberta, Colombie-Britannique et Saskatchewan. Les pages qui affirment le contraire datent d’avant 2024.
Faut-il encore une légalisation ou une authentification pour le Canada ?
Non. L’authentification suivie d’une légalisation consulaire était le circuit en vigueur jusqu’en janvier 2024. Elle a été remplacée par l’apostille, dans les deux sens. Vous n’avez donc aucune démarche à effectuer auprès de l’ambassade du Canada en France, ni auprès d’un consulat.
Qui appose l’apostille sur un document français destiné au Canada ?
Le notariat français, compétent depuis le 1ᵉʳ mai 2025 : quinze conseils régionaux et chambres interdépartementales de notaires se répartissent le territoire. Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères n’intervient plus sur les actes publics français. Nous identifions la chambre compétente et déposons le dossier pour vous.
Quelle autorité canadienne dois-je saisir pour mon document ?
Cela dépend de la province d’émission. L’Ontario, le Québec, l’Alberta, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan traitent leurs propres documents. Pour le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et le Yukon, ainsi que pour les documents fédéraux, l’autorité compétente est Affaires mondiales Canada.
Mes documents doivent-ils être traduits en anglais ?
Au Québec, non : le français est accepté par la quasi-totalité des organismes. Dans les autres provinces, une traduction certifiée en anglais est demandée dans presque tous les cas. Faites traduire après, formulaire compris, et vérifiez la règle du service destinataire, en particulier pour un dossier d’immigration.
Quels sont les délais de traitement ?
En France, trois jours ouvrés une fois le dossier complet, plus notre vérification et l’acheminement. Au Canada, le délai de traitement dépend de l’autorité saisie et des périodes de forte demande : Affaires mondiales Canada et les services provinciaux publient leurs estimations à jour.
Un acte de naissance français est-il accepté au Canada sans autre formalité ?
Il doit porter une apostille. Une copie intégrale récente, délivrée par la mairie du lieu de naissance ou par le service central de l’état civil pour une naissance à l’étranger, est apostillée puis, hors Québec, traduite en anglais. Les organismes canadiens demandent généralement un acte de moins de trois mois.
Puis-je envoyer une photocopie de mon document ?
Non. Le certificat porte sur la signature et la qualité de l’autorité qui a délivré le document. Une photocopie simple ne porte aucune signature authentifiable et sera écartée. Transmettez l’original, ou une copie certifiée par l’autorité émettrice elle-même.
Autres pays de destination
Le régime applicable change d'un pays à l'autre. Ces pays disposent d'une fiche détaillée ; les 197 destinations référencées figurent sur la page formalités par pays.
Régime établi d’après le tableau du droit conventionnel de France Diplomatie et l’état des ratifications de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. Vérifié le 7 septembre 2026. La dispense peut dépendre du contexte d’utilisation du document ; en cas de doute, vérifiez auprès de l’autorité destinataire avant de commander.