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Partie à la Convention de La Haye

Apostille et légalisation pour Chine

Apostille requise

Pays partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, sans convention bilatérale de dispense avec la France. L’apostille est la seule formalité requise.

La Chine applique la Convention depuis le 7 novembre 2023. Avant cette date, la légalisation consulaire était obligatoire : les informations antérieures encore en ligne sont périmées.

Quelle formalité pour quel document ?

Aucune convention bilatérale de dispense ne lie la France à Chine : chaque document doit être traité.

Document Catégorie Formalité Tarif
Acte de naissance État civil Apostille 89,90 €
Acte de mariage État civil Apostille 89,90 €
Acte de décès État civil Apostille 89,90 €
Livret de famille État civil Apostille 89,90 €
Certificat de célibat État civil Apostille 89,90 €
Extrait Kbis Judiciaire Apostille 89,90 €
Statuts de société Judiciaire Apostille 89,90 €
Jugement ou décision judiciaire Judiciaire Apostille 89,90 €
Acte notarié Notarié Apostille 89,90 €
Procuration Certification de signature Apostille 89,90 €
Diplôme Administratif Apostille 89,90 €
Casier judiciaire (bulletin n° 3) Administratif Apostille 89,90 €

Faut-il traduire vos documents ?

Dans la quasi-totalité des cas, oui. La formalité d’authentification et la traduction sont deux choses distinctes : l’apostille authentifie la signature, elle ne rend pas le document lisible. Comptez une traduction assermentée en chinois.

Nos traductions sont réalisées par des experts inscrits près une cour d’appel, avec cachet et signature, au tarif de 35,00 € par page.

La procédure, étape par étape

  1. Vous obtenez l’acte auprès de l’autorité émettrice française, en respectant les prérequis de recevabilité.
  2. Nous contrôlons la conformité du document avant tout dépôt et tout prélèvement.
  3. Dépôt auprès du conseil régional ou de la chambre interdépartementale de notaires compétent.
  4. Délivrance de l’apostille sous 3 jours ouvrés.
  5. Traduction assermentée si nécessaire, puis livraison électronique ou postale.

Depuis novembre 2023, c’est l’apostille et non plus la légalisation

La Chine applique la Convention de La Haye depuis le 7 novembre 2023. Vos documents français relèvent donc désormais de l’apostille : une formalité unique, apposée en France, reconnue directement dans ce pays. La légalisation consulaire, obligatoire avant cette date, ne s’applique plus.

C’est le changement le plus mal répercuté du secteur. Une grande partie des contenus en ligne décrit encore l’ancienne procédure de légalisation : passage au ministère des Affaires étrangères, puis dépôt au consulat, avec des délais de plusieurs semaines et des frais consulaires. Ces guides ne sont pas approximatifs, ils sont faux depuis deux ans.

La différence est considérable. Là où la légalisation mobilisait deux autorités et prenait un mois, le cachet est délivré en quelques jours ouvrés par le centre notarial compétent, sans déplacement ni frais de consulat.

Hong Kong et Macao : un régime distinct, et plus ancien

Point que presque aucun contenu ne traite. Hong Kong et Macao sont des régions administratives spéciales dotées de leur propre système juridique, et la Convention y était appliquée bien avant la Chine continentale — par extension britannique pour l’un, portugaise pour l’autre, maintenue après les rétrocessions.

Concrètement, un document français destiné à ces deux territoires relevait déjà de l’apostille avant 2023, à l’époque où le continent exigeait encore une légalisation. C’est la raison pour laquelle certains guides semblent se contredire : ils décrivent des territoires différents sans le préciser.

Aujourd’hui, les trois destinations convergent vers le même régime. Mais l’autorité qui appose le cachet sur un document venant de Hong Kong ou de Macao n’est pas celle du continent, ce qui compte pour le trajet inverse.

Le consulat n’appose pas d’apostille

L’erreur suit logiquement la précédente. Le consulat de Chine à Paris, et ceux de province, ne délivrent plus rien sur un acte français depuis novembre 2023 : leur service de légalisation pour ces documents a cessé.

Un acte public français est authentifié par l’autorité française, c’est-à-dire par le notariat. La représentation de ce pays intervient dans un autre cadre : la délivrance des visas et les services à ses ressortissants.

Pour un dossier de visa, de permis de travail ou d’implantation, la logique est donc : formalité en France, puis transmission directe à l’organisme destinataire. Le consulat n’est plus une étape intermédiaire, et s’y présenter fait perdre des semaines.

Quels documents sont concernés

Les dossiers de visa de travail arrivent en tête. Le visa Z et le permis de travail exigent presque systématiquement un extrait de casier judiciaire et un diplôme apostillés, parfois un certificat médical. Les autorités de ce pays sont exigeantes sur la fraîcheur de ces pièces.

Les actes d’état civil suivent — naissance, mariage — pour les dossiers de regroupement familial, de mariage sur place ou de permis de résidence. Les diplômes et relevés de notes sont réclamés pour les admissions universitaires et la reconnaissance de qualification professionnelle.

Côté entreprise, l’implantation d’une structure à capitaux étrangers suppose de produire un extrait Kbis, les statuts et souvent une attestation bancaire. Les documents commerciaux — certificats d’origine, factures — passent par une chambre de commerce et d’industrie, la CCI compétente ou la chambre de commerce franco-chinoise, avant l’étape notariale.

Un document chinois destiné à la France

Le trajet inverse suit une organisation à deux niveaux qu’il faut connaître. L’autorité compétente dans ce pays est le ministère des Affaires étrangères, le MFA, à Pékin — mais il a délégué cette compétence aux bureaux provinciaux des affaires étrangères, les Foreign Affairs Offices.

Un document délivré dans une province donnée est donc traité par le bureau de cette province : Shanghai pour la municipalité, Changsha pour le Hunan, et ainsi de suite. S’adresser au mauvais office fait rejeter la demande, exactement comme aux États-Unis avec les Secretary of State.

La plupart des documents chinois doivent en outre être notariés au préalable par un notary public office local, qui produit un acte notarié bilingue. C’est cet acte qui reçoit ensuite le cachet, et non le document d’origine.

Hong Kong et Macao disposent chacun de leur propre autorité, distincte du MFA. Une traduction en français par un traducteur assermenté inscrit près une cour d’appel française sera enfin exigée par l’administration destinataire.

La traduction en chinois

Elle est pratiquement toujours exigée, et c’est une exigence indépendante de la formalité d’authentification. Les autorités réclament une version en chinois simplifié, y compris lorsque le document original comporte déjà une mention en anglais.

Une particularité mérite attention : certains organismes de ce pays n’acceptent que des traductions réalisées sur place par une agence agréée localement, et refusent une traduction assermentée française pourtant parfaitement valide. D’autres l’acceptent sans difficulté. Il n’existe pas de règle uniforme.

Vérifiez donc la demande exacte de votre correspondant avant de commander. Lorsque la traduction assermentée française convient, l’ordre habituel consiste à obtenir l’apostille d’abord, puis à faire traduire l’ensemble, cachet compris.

Délais, coûts et erreurs à éviter

Comptez 89,90 € par document. Le délai officiel est de 3 jours ouvrés une fois le dossier complet, auxquels s’ajoutent notre vérification et l’acheminement. Une semaine à dix jours au total — contre plus d’un mois à l’époque de la légalisation consulaire.

Quatre erreurs reviennent constamment. Suivre un guide antérieur à novembre 2023 et engager une procédure de légalisation qui n’existe plus pour ce pays. Se présenter au consulat, qui ne traite plus ces demandes. Confondre le régime du continent avec celui de Hong Kong ou de Macao. Et présenter un extrait de casier judiciaire de plus de trois mois, alors que les services de l’immigration sont particulièrement stricts sur ce point.

Dernier conseil : ne commandez pas trop en avance. Le cachet n’expire pas, mais les autorités exigent souvent des pièces récentes, ce qui rend l’ensemble du dossier caduc si vous anticipez de plusieurs mois. Si vous traitez plusieurs pays en parallèle, vérifiez le régime de chacun : il diffère souvent.

Questions fréquentes

Faut-il une apostille ou une légalisation pour la Chine ?

Une apostille. Ce pays applique la Convention de La Haye depuis le 7 novembre 2023, et la légalisation consulaire ne s’applique plus. Beaucoup de guides en ligne décrivent encore l’ancienne procédure : ils sont périmés depuis deux ans.

Le consulat peut-il légaliser mon document ?

Non, plus depuis novembre 2023. Le consulat ne traite plus la légalisation des actes français : cette compétence a disparu avec l’entrée en vigueur de la Convention. L’authentification relève de l’autorité française, c’est-à-dire du notariat depuis mai 2025.

Hong Kong et Macao suivent-ils le même régime ?

Aujourd’hui oui, l’apostille s’applique partout. Mais ces deux régions administratives spéciales relevaient déjà de la Convention bien avant le continent, ce qui explique que certains guides semblent se contredire. Pour le trajet inverse, elles disposent chacune de leur propre autorité, distincte du ministère des Affaires étrangères.

Quels documents pour un visa de travail ?

Le visa Z et le permis de travail exigent presque toujours un extrait de casier judiciaire et un diplôme apostillés, parfois un certificat médical. Les services de l’immigration de ce pays sont stricts sur la fraîcheur des pièces : un casier de plus de trois mois est écarté.

Comment authentifier un document chinois pour la France ?

Le ministère des Affaires étrangères a délégué cette compétence aux bureaux provinciaux : Shanghai pour la municipalité, Changsha pour le Hunan, et ainsi de suite. La plupart des documents doivent d’abord être notariés par un notary public office local. Une traduction assermentée en français sera ensuite exigée.

Ma traduction assermentée française sera-t-elle acceptée ?

Souvent, mais pas systématiquement. Certains organismes n’acceptent que des traductions réalisées sur place par une agence agréée localement, d’autres acceptent la traduction assermentée française sans difficulté. Il n’existe pas de règle uniforme : posez la question à votre correspondant avant de commander.

Autres pays de destination

Le régime applicable change d'un pays à l'autre. Ces pays disposent d'une fiche détaillée ; les 197 destinations référencées figurent sur la page formalités par pays.