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Partie à la Convention de La Haye

Apostille et légalisation pour États-Unis

Apostille requise

Pays partie à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, sans convention bilatérale de dispense avec la France. L’apostille est la seule formalité requise.

L’administration américaine exige presque toujours une traduction en anglais accompagnant l’apostille. Certains États demandent en plus une notarisation locale.

Quelle formalité pour quel document ?

Aucune convention bilatérale de dispense ne lie la France à États-Unis : chaque document doit être traité.

Document Catégorie Formalité Tarif
Acte de naissance État civil Apostille 89,90 €
Acte de mariage État civil Apostille 89,90 €
Acte de décès État civil Apostille 89,90 €
Livret de famille État civil Apostille 89,90 €
Certificat de célibat État civil Apostille 89,90 €
Extrait Kbis Judiciaire Apostille 89,90 €
Statuts de société Judiciaire Apostille 89,90 €
Jugement ou décision judiciaire Judiciaire Apostille 89,90 €
Acte notarié Notarié Apostille 89,90 €
Procuration Certification de signature Apostille 89,90 €
Diplôme Administratif Apostille 89,90 €
Casier judiciaire (bulletin n° 3) Administratif Apostille 89,90 €

Faut-il traduire vos documents ?

Dans la quasi-totalité des cas, oui. La formalité d’authentification et la traduction sont deux choses distinctes : l’apostille authentifie la signature, elle ne rend pas le document lisible. Comptez une traduction assermentée en anglais.

Nos traductions sont réalisées par des experts inscrits près une cour d’appel, avec cachet et signature, au tarif de 35,00 € par page.

La procédure, étape par étape

  1. Vous obtenez l’acte auprès de l’autorité émettrice française, en respectant les prérequis de recevabilité.
  2. Nous contrôlons la conformité du document avant tout dépôt et tout prélèvement.
  3. Dépôt auprès du conseil régional ou de la chambre interdépartementale de notaires compétent.
  4. Délivrance de l’apostille sous 3 jours ouvrés.
  5. Traduction assermentée si nécessaire, puis livraison électronique ou postale.

Apostille ou légalisation consulaire pour ce pays ?

Les États-Unis figurent parmi les pays parties à la Convention de La Haye du 5 octobre 1961. Vos actes français relèvent donc de l’apostille : une certification unique, apposée en France, reconnue directement outre-Atlantique. La légalisation consulaire, avec son passage par une ambassade, ne concerne pas ce pays.

La différence est concrète. Une légalisation prend plusieurs semaines et dépend des créneaux d’une représentation diplomatique ; la certification par apostille est délivrée en quelques jours ouvrés par le centre notarial compétent, sans aucun déplacement.

Depuis le 1ᵉʳ mai 2025, cette délivrance relève du notariat et non plus des cours d’appel. Les guides encore en ligne qui vous renvoient vers la cour d’appel de Paris ou de votre ressort sont périmés, tout comme ceux qui mentionnent le bureau des légalisations du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Le consulat des États-Unis ne certifie pas vos actes français

C’est l’erreur la plus fréquente, et elle fait perdre des semaines. L’ambassade à Paris et les consulats de Marseille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux et Rennes ne délivrent aucune certification sur un acte français. Ce n’est pas leur rôle, et ils vous renverront.

Un acte public français est authentifié par l’autorité française compétente, et par elle seule. La représentation diplomatique de ce pays intervient dans un tout autre cadre : la délivrance des visas, les services aux ressortissants américains, ou la notarisation de pièces destinées à être produites sur le sol américain.

Autrement dit : pour un dossier de visa, d’immigration ou d’études, la formalité se fait en France, puis le dossier part vers l’organisme destinataire. Le consulat n’est pas une étape intermédiaire.

Quels documents sont concernés

Les actes d’état civil arrivent en tête : naissance, mariage, décès. Ils accompagnent les dossiers de visa, de regroupement familial, de mariage sur place ou de succession. Viennent ensuite le diplôme et le relevé de notes pour les admissions universitaires et les demandes de visa étudiant, puis le casier judiciaire, réclamé par les services d’immigration.

Côté professionnel, l’extrait Kbis, les statuts de société et le certificat d’origine sont demandés lors d’une implantation, d’un appel d’offres ou d’une ouverture de compte bancaire. Les pièces commerciales passent parfois par une chambre de commerce et d’industrie — la CCI compétente — avant la certification.

Les actes notariés et les procurations complètent la liste : ils permettent de faire signer une transaction immobilière ou une décision d’entreprise à distance.

La traduction : une exigence propre à ce pays

L’administration américaine réclame presque toujours une version anglaise, mais elle n’applique pas la notion française de traducteur assermenté. Ce qu’elle attend est une traduction complète assortie d’une attestation d’exactitude signée, portant les coordonnées du traducteur.

En pratique, une traduction assermentée établie en France par un traducteur inscrit près une cour d’appel satisfait cette exigence dans la quasi-totalité des cas, et présente l’avantage d’être également recevable côté français. C’est la solution la plus sûre lorsque le dossier circule dans les deux sens.

Certains États fédérés et certaines universités imposent en revanche leur propre prestataire, ou demandent que la traduction reçoive elle-même une certification. Vérifiez la demande exacte de votre correspondant avant de commander : les exigences varient sensiblement d’un État à l’autre.

Un document américain destiné à la France

Le trajet inverse obéit à une logique fédérale que peu de guides expliquent correctement. Tout dépend de l’autorité qui a émis la pièce, et se tromper d’échelon fait rejeter le dossier.

Un acte délivré par un État fédéré — certificat de naissance, diplôme universitaire, acte de mariage — est traité par le Secretary of State de cet État, et non par une autorité nationale. Un certificat de naissance du Texas passe par Austin, celui de New York par Albany.

Une pièce fédérale relève au contraire du Department of State à Washington. C’est le cas du casier judiciaire du FBI, très demandé pour les dossiers de naturalisation et de visa long séjour en France, ainsi que des documents émis par l’USCIS, les services d’immigration de ce pays.

Dans les deux cas, une traduction en français par un traducteur assermenté inscrit près une cour d’appel française sera exigée par l’administration destinataire. Une traduction réalisée sur place, même certifiée localement, est généralement refusée.

Erreurs à éviter

Présenter un acte de plus de trois mois. Les pièces d’état civil et le casier judiciaire doivent être récents : un exemplaire ancien est écarté avant même l’examen du fond.

Envoyer une photocopie. La formalité porte sur un original ou sur une copie certifiée conforme. Un diplôme, en particulier, ne reçoit jamais le cachet sur le parchemin lui-même : c’est une copie certifiée qui est traitée.

S’adresser au consulat, à une cour d’appel ou au ministère. Aucun des trois n’est compétent depuis 2025 pour un acte français destiné à ce pays.

Commander trop en avance. La certification n’a pas de date de péremption, mais l’organisme destinataire fixe souvent une validité au dossier, de trois à six mois. C’est l’acte sous-jacent qui vieillit, pas le cachet.

Questions fréquentes

Faut-il une apostille ou une légalisation pour les États-Unis ?

Une apostille. Ce pays est partie à la Convention de La Haye, donc la légalisation consulaire ne s’applique pas. Une seule certification, apposée en France par le centre notarial compétent, suffit à rendre votre acte recevable outre-Atlantique.

Le consulat des États-Unis peut-il certifier mon acte français ?

Non. Ni l’ambassade à Paris ni les consulats ne délivrent d’apostille sur un document français : ce n’est pas leur compétence. L’authentification relève de l’autorité française, c’est-à-dire du notariat depuis mai 2025. Le consulat intervient sur les visas et les services aux ressortissants de ce pays.

Combien coûte la formalité et en combien de temps ?

89,90 € par document au tarif standard (l’option urgente est momentanément suspendue). Le délai officiel est de 3 jours ouvrés une fois le dossier complet, auxquels s’ajoutent notre vérification et l’acheminement. Comptez une semaine à dix jours au total.

Ma traduction doit-elle être assermentée ?

L’administration de ce pays attend une traduction complète en anglais avec une attestation d’exactitude signée. Une traduction assermentée française y répond dans la quasi-totalité des cas, et reste recevable côté français, ce qui est utile si le dossier circule dans les deux sens. Vérifiez toutefois l’exigence de votre correspondant : certains États imposent leur propre prestataire.

Comment faire certifier un document américain pour la France ?

Cela dépend de l’émetteur. Un acte délivré par un État fédéré — certificat de naissance, diplôme — passe par le Secretary of State de cet État. Une pièce fédérale, comme le casier judiciaire du FBI ou un document de l’USCIS, relève du Department of State à Washington. Une traduction assermentée en français sera ensuite exigée.

La certification a-t-elle une durée de validité ?

Le cachet lui-même n’expire pas. En revanche, l’organisme destinataire fixe souvent une validité au dossier, généralement de trois à six mois, et les actes d’état civil doivent être récents. Ne commandez pas trop longtemps à l’avance.

Autres pays de destination

Le régime applicable change d'un pays à l'autre. Ces pays disposent d'une fiche détaillée ; les 197 destinations référencées figurent sur la page formalités par pays.